Pour ma maman,
Maman, tu me manques.
Je me sens si fragile parfois, moi qui suis mère, et j'ai une folle envie que tu me prennes dans tes bras et que tu me murmures "ça ira...". Ce matin je t'ai appelée, parce que je craquais nerveusement, je te parlais en pleurant et je disais "maman... maman.... je veux maman" et de ta voix chargée d'émotions tu m'a répondu "chut, calme toi, je suis là...".
Maman nous n'avons pas eu la chance de souvent nous câliner, nous parler, se dire des mots gentils. Il y avait les soucis, le travail pénible, l'argent qui manquait. Mère de 4 enfants tu as su nous porter jusqu'à l'âge adulte.
Sans doute des erreurs n'ont pu être évitées, mais qui n'en fait pas ? Tu es la mère idéale, au delà de tes silences qui en disaient plus long que tes paroles, au delà de tes préocupations que nous comprenions, au delà de nos rires si muets, de nos jeux d'enfants si agaçants pour toi parfois.
Maman, j'ai écrit un petit texte avec mes maladresses, avec mes fautes de syntaxes, avec mes mots, avec mes défauts et qualités, avec mon coeur.
Il est pour toi, je te l'offre, pour te dire ce que j'oublie trop souvent de te répéter : JE T'AIM
PETITE MAMAN CHERIE
Toi qui a consacré ta vie
A tes enfants, à ton mari,
Trop peu souvent je te l'ai dit
Combien je t'aime
Alors je te l'écrit.
Tes pauvres mains se sont abimées
A laver, brosser, récurer
Aux ménages chez les gens aisés
Tes mains usées
Je les embrasse.
Ton dos s'est tant arrondi
Sous le poids du travail aux vignes
Mais tu restes une femme digne
Avec ta courbure
Tu es plus droite qu'un i
Toi dont les pas se sont ralentis
Sous le poids des ans, des soucis
Dans ce corps qui crêve d'envie
De tendresse.
Je caresse
Ton visage lisse mais anxieux,
Tes bras solides mais douloureux,
Ta chevelure, ton front neigeux.
Je t'offre mes bras pour t'enlacer
Mes épaules pour y pleurer,
Toute mon âme pour te confier
Et mon petit coeur pour t'aimer.
Une maman te met au monde et n'hésitera pas une seconde à donner sa vie pour sauver la tienne.